Terrains de jeux

Tempelhof

Samedi dernier, on diffusait ma correspondance à Macadam Tribus sur les changements architecturaux de Berlin et les tumultes concernant les grands espaces abandonnés. On peut entendre cela ici. J’y parle entre autres de l’aéroport de Tempelhof, fermé depuis octobre 2008. Un lieu chargé d’histoire. On ne sait pas trop encore quoi en faire – certains veulent le squatter, action prévue le 20 juin 2009.

Mon histoire personnelle est évidemment beaucoup plus courte et légèrement moins krass que celle de la ville de Berlin, mais n’empêche que certains lieux liés à la mémoire collective ont aussi marqué mon passage ici.  Je me souviens être arrivée par l’aéroport Tempelhof, il y a quatre ans, depuis Istanbul, un soir de février. Il neigeait un peu. Personne n’allait m’accueillir à mon arrivée, mais j’avais déjà un appartement qui se trouvait à quatre stations de S-Bahn de là, et des colocs qui, pour l’instant, étaient des inconnus. Tempelof était tout vide, pas de contrôle de passeport. J’ai dû croiser, en tout, deux fumeurs et une madame qui faisait du ménage. Sentiment indescriptible: j’arrivais dans mon nouveau chez-moi, sans que ça préoccupe personne. Devant la banalité d’une soirée tranquille d’un vieil aéroport, mon coeur souriait, je plongeais dans l’aventure.

C’est la seule fois que je suis passée par Tempelhof.

En vue du premier mai: Macadam Tribus

Un classique à Berlin, c’est la Fête du premier mai. Pour en savoir plus, écoutez ma dernière correspondance à Macadam Tribus ici.

Marqueurs de saisons

Le 29 mars, on a changé l’heure. Depuis, il a fait beau à Berlin. C’est comme l’été, ou presque. Le changement de saison ici est toujours assez troublant, on passe du maussade frette au beau soleil 20 degrés en une journée. Dimanche dernier, on a fêté notre abricotier en fleurs, un superbe rituel marqueur de saisons que je mentionnais l’an dernier.

Je me suis gavée de sushis préparés par notre Japonaise préférée, suivi de sucreries et d’une overdose de café, résultat: high du printemps. Yé.

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(La nuit précédente, je l’ai passée à l’extérieur, oui oui, j’ai dormi dehors sur la terrasse, tentant de capter la floraison de cet arbre fleuri live. On ne voit pas vraiment les fleurs éclore, mais l’effet du passage du temps se fait remarquer. Vous trouverez le résultat sous peu sur le site de mon fotoklüb. À suivre.)

Une Autre: Lisbonne

Consacrant beaucoup trop de temps à régler le sort de la planète sur papier, je vous néglige, de toute évidence, cher lectorat passionné. Comme apparemment les photos valent beaucoup beaucoup de mots alors je vais me la faire facile en vous offrant quelques images d’une Autre, rencontrée récemment: Lisbonne. Un coup de foudre. Pour ses cordes à linges, ses carrelages et ses p’tits vieux. Ça fait cliché mais c’est encore vrai.

À Berlin aujourd’hui: la grisaille.

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Flohmarkt on Ze Radio

Pour célébrer la crise financière, Macadam Tribus à fait un spécial CASH vendredi dernier. Je faisais partie de l’émission, en tant que fière représentante de cette ville depuis longtemps « pauvre, mais ô combien sexy » qu’est Berlin, pour y parler d’une activité dominicale quasi-sacrée, bien connue tous ceux qui ont mis les pieds dans le coin: les marchés aux puces.

À entendre ici.

Noël

Et oui, je suis au Québec, mais avant de partir pour fêter en terre natale, j’ai pris quelques photos du marché de Noël le plus illuminé de Berlin, juste derrière le nouveau centre d’achats Alexa, celui-là même où les gens se sont quésiment auto-écrasés tellement ils étaient excités de profiter des rabais monstrueux lors de l’ouverture officielle, l’an passé.

Les marchés de Noël sont partout à Berlin, c’est ben cute: tu prends un petit Glühwein, une petite Wurst et puis tu peux faire des tours de grande roue et autres manèges. Les personnages décorant les manèges sont décorés à leur tour pour faire plus Nowell, voir exemple ci-bas d’une hawaïenne qui en perd sa barbe.

Tout ça pour vous souhaiter rapido, en passant, un super temps illuminé, avec de l’amour et de la prospérité.

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En attendant Istanbul…

Il y a peut-être possibilité que je m’installe à Istanbul pour un ti-bout l’an prochain, pas sûr, pas sûr, mais tellement pas sûr… N’empêche que: en attendant, on se permet tout de même de rêver un ti-peu, de voir des signes convaincants et excitants partout, du genre: tout mon entourage qui a aussi envie d’aller y faire des projets et toute la presse allemande qui a aussi envie de couvrir tout ce qui a trait à la Turquie. Bref, j’ai profité de l’engouement actuel pour parler d’un thème indémodable dans ma dernière chronique à Macadam Tribus: la communauté turque en Allemagne, saluant d’abord la nomination récente de Cem Özdemir à la co-direction du parti vert.

À entendre ici.