Archives de Catégorie: Berlin

Bienvenue chez les Neurotitans.

Hier il y avait vernissage d’une expo dans une galerie-boutique qui se spécialise en BDs alternatives et sérigraphies, Neurotitan. Endroit qui fait du bien à retrouver en plein coeur de Mitte, le quartier qui en est à sa deuxième (voire xième) phase de gentrification. Dans une mer de marques hip qu’on retrouvera partout dans le monde, une rafraîchissante arrière-cour a su résister à l’influence des devantures couleur néon aux produits trop chers. Les amies visiteuses étaient déjà toute bouche-bée devant la collection de graffitis qui accueillent l’oeil en arrivant, contentes.

Pour trouver vous aussi l’endroit, rendez-vous sur Rosenthaler Straße, dans la même arrière-cour il y a aussi le Kino Central, cinéma de répertoire aussi fort sympa.

Neurotitan est tout droit, dans le fond de la cour, un étage plus haut. Le thème de l’expo: Happy Ending, pour contrer toutes ces histoires d’amour qui finissent mal, en général.

Mon coup de coeur de la soirée: une artiste qui s’appelle Nina Pagalies, allez voir ses jolies illustrations ici  www.pagalies.com et là www.wortwusel.net.

Terrains de jeux

Tempelhof

Samedi dernier, on diffusait ma correspondance à Macadam Tribus sur les changements architecturaux de Berlin et les tumultes concernant les grands espaces abandonnés. On peut entendre cela ici. J’y parle entre autres de l’aéroport de Tempelhof, fermé depuis octobre 2008. Un lieu chargé d’histoire. On ne sait pas trop encore quoi en faire – certains veulent le squatter, action prévue le 20 juin 2009.

Mon histoire personnelle est évidemment beaucoup plus courte et légèrement moins krass que celle de la ville de Berlin, mais n’empêche que certains lieux liés à la mémoire collective ont aussi marqué mon passage ici.  Je me souviens être arrivée par l’aéroport Tempelhof, il y a quatre ans, depuis Istanbul, un soir de février. Il neigeait un peu. Personne n’allait m’accueillir à mon arrivée, mais j’avais déjà un appartement qui se trouvait à quatre stations de S-Bahn de là, et des colocs qui, pour l’instant, étaient des inconnus. Tempelof était tout vide, pas de contrôle de passeport. J’ai dû croiser, en tout, deux fumeurs et une madame qui faisait du ménage. Sentiment indescriptible: j’arrivais dans mon nouveau chez-moi, sans que ça préoccupe personne. Devant la banalité d’une soirée tranquille d’un vieil aéroport, mon coeur souriait, je plongeais dans l’aventure.

C’est la seule fois que je suis passée par Tempelhof.

En vue du premier mai: Macadam Tribus

Un classique à Berlin, c’est la Fête du premier mai. Pour en savoir plus, écoutez ma dernière correspondance à Macadam Tribus ici.

Marqueurs de saisons

Le 29 mars, on a changé l’heure. Depuis, il a fait beau à Berlin. C’est comme l’été, ou presque. Le changement de saison ici est toujours assez troublant, on passe du maussade frette au beau soleil 20 degrés en une journée. Dimanche dernier, on a fêté notre abricotier en fleurs, un superbe rituel marqueur de saisons que je mentionnais l’an dernier.

Je me suis gavée de sushis préparés par notre Japonaise préférée, suivi de sucreries et d’une overdose de café, résultat: high du printemps. Yé.

abricotier

(La nuit précédente, je l’ai passée à l’extérieur, oui oui, j’ai dormi dehors sur la terrasse, tentant de capter la floraison de cet arbre fleuri live. On ne voit pas vraiment les fleurs éclore, mais l’effet du passage du temps se fait remarquer. Vous trouverez le résultat sous peu sur le site de mon fotoklüb. À suivre.)

Flohmarkt on Ze Radio

Pour célébrer la crise financière, Macadam Tribus à fait un spécial CASH vendredi dernier. Je faisais partie de l’émission, en tant que fière représentante de cette ville depuis longtemps « pauvre, mais ô combien sexy » qu’est Berlin, pour y parler d’une activité dominicale quasi-sacrée, bien connue tous ceux qui ont mis les pieds dans le coin: les marchés aux puces.

À entendre ici.

Noël

Et oui, je suis au Québec, mais avant de partir pour fêter en terre natale, j’ai pris quelques photos du marché de Noël le plus illuminé de Berlin, juste derrière le nouveau centre d’achats Alexa, celui-là même où les gens se sont quésiment auto-écrasés tellement ils étaient excités de profiter des rabais monstrueux lors de l’ouverture officielle, l’an passé.

Les marchés de Noël sont partout à Berlin, c’est ben cute: tu prends un petit Glühwein, une petite Wurst et puis tu peux faire des tours de grande roue et autres manèges. Les personnages décorant les manèges sont décorés à leur tour pour faire plus Nowell, voir exemple ci-bas d’une hawaïenne qui en perd sa barbe.

Tout ça pour vous souhaiter rapido, en passant, un super temps illuminé, avec de l’amour et de la prospérité.

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Histoires d’objets inutiles et de train vers nowhere

cheval

Tiens, oui, sorry pour l’absence, mais voilà un blog c’est un blog, on finit par à avoir autre chose à faire… Néanmoins, je suis sensible aux gens qui réclament mes mots et mes photos, alors je réponds tout de go à l’invitation de mon ami Stéphane qui faisait justement ça, me réclamer, en passant la commande: « plusssssssse d’Élizzz à Berlin », hé choyés que vous êtes: grâce à lui seul je suis là pour la planète entière, oui tout de go disais-je, vous proposant une photo d’un ami meublant ma chambre, un vieux cheval sur une espèce de planche à roulettes tout magané sur lequel les enfants peuvent s’assoir et rouler. Un coup de coeur au marché au puces de Boxhagener Platz, comme j’en ai rarement en fait, alors j’ai acheté. Quand je me baladais avec mon cheval dans mes bras, tout le monde me souriait et m’enviait et moi amoureuse de mon coup de coeur, j’étais toute fière de cette nouvelle acquisition. C’est le plus gros objet inutile que je possède à Berlin. Et maintenant cet objet me rend populaire auprès des enfants de la maison, alors j’imagine que ce n’est pas si inutile que ça après tout.

Aujourd’hui il y avait de la neige au sol, comme à Montréal je crois, tout blanc magique pendant mon trajet de train vers l’université, je me suis imaginée dans le Transsibérien en route vers nulle part et je me suis raconté des histoires de vieilles mamies russes édentées dedans ma tête, je me suis imaginée que le train n’arrêterait jamais, c’était paisible, rassurant.