berlin et les autres

Entrée de août 2008

By the rivers of Babylon

Mercredi, 27 août, 2008 · 2 commentaires

Hé oui, chers fans, j’existe encore.

Hé oui. Disons que les épisodes de ma vie s’accumulent sans que je prenne le temps de les partager avec vous, curieux surfeurs de la grande toile mondiale. Pour en savoir plus sur mon été qui s’est faufilé pendant un bon ti-bout en Ukraine, vous n’avez qu’à m’écrire.

Voyons maintenant si je peux m’y remettre, au blogue, à berlin et les autres. Hier, j’ai testé l’efficacité de ma carte de presse en allant dans un musée. Et oui, ça marche. Gratuit. Ceux qui me connaissent savent depuis longtemps que j’adorrre profiter du gratuit, j’avais fait la manchette du journal du Cégep de Trois-Rivières avec ça, j’ai donc une belle constance dans mes valeurs, bon, pas important, de toute façon je crois que c’est juste fondamentalement humain que d’être content de pas payer quand tous les autres doivent sortir 12 euros pour mettre pied dans un endroit.

Alors mon statut de VIP m’a donné envie de vous faire un petit aperçu de cette expo. Puisque c’est ma carte de journaliste qui paye, je vais vous donner une chronique qui vaut à peu près 12 euros, tiens.

L’expo, c’était au Musée Pergamon. La collection permanente de ce musée exhibe de l’art de l’Antiquité volé au Moyen-Orient dans le temps des grandes aventures archéologiques. Une immense pièce est occupée par un temple grec presque complet, le Grand Autel de Pergame.

Leur expo de l’été, c’est: Babylon. Mythos und Wahrheit (Babylone. Mythe et Vérité). Une première partie, Vérité, s’occupe de faire le tour des testaments archéologiques de Babylone, de leurs grandes découvertes scientifiques aux rites de la vie quotidienne. C’était des agriculteurs incroyablement évolués qui avaient compris comment maximiser les récoltes dans une terre saline, ces Babyloniens, des mathématiciens astrologues astronomes qui continuent d’influencer notre monde aujourd’hui. Dans la partie Mythe, on fait le tour de la trop ambitieuse Tour de Babel, de la multiplication des langues qui s’en est suivi (punition de Dieu pour les humains qui se pensaient trop bons): un récit de la Bible qui a inspiré des tonnes d’écrivains et de peintres. Ville de luxuriance et de jardins suspendus sous la gouverne de la Reine Sémiramis, Babylon a aussi inspiré des récits de prostitution et d’amazones sans pitié, tels que ceux de l’auteur Leopold von Sacher-Masoch (le masochisme, ça vient de son nom, voyez le genre).  Et puis l’Apocalypse: c’est toujours assez mythique comme source d’inspiration, de bonnes images là-dessus dans cette expo. Bob Marley et sa gang sont évidemment là aussi, les rastafaris ayant repris cette idée du “système de Babylone” - le vampire qui suce le sang des malades - en allusion à ce paradis perdu par l’exil forcé, l’esclavage etc. Mythe repris de la Bible, évidemment, mais en lisant cette citation de psaume 137 du Livre des Psaumes, “By the Rivers of Babylon…” c’est inévitablement la musique de Boney M qui revient en tête.

L’exposition Babylon. Mythos und Wahrheit: jusqu’au 5 octobre.

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