berlin et les autres

Entrée de juin 2008

Parce qu’il manque d’heures dans une vie

Dimanche, 15 juin, 2008 · Un commentaire

Il y a déjà quelques jours que j’ai sur ma liste de choses à faire que d’écrire en ces lignes une entrée ayant pour titre J’ai voulu voir Varsovie, et j’ai vu Varsovie, tsé pour faire un genre de suivi avec l’épisode du hamburger. Car oui, j’essaie d’intégrer un peu de méthodisme dans mon blogue – c’est mon frère qui m’a déjà dit que ça manquait de suivi mon affaire. Sorry, frérot, ça arrive de même, j’ai beau essayer, des fois les secondes qu’on grappille par-ci par-là manquent pour tout faire ce qu’on aimerait donc faire.

J’étais à Varsovie pour filmer une série de conférences contre Frontex, une agence qui coordonne le contrôle des frontières extérieures de l’Europe, des mesures qui mettent en péril la vie de migrants qui tentent de traverser en Europe. (J’en ai parlé à la radio de Macadam Tribus, cliquez sur l’émission du 6 juin dans le calendrier et je me trouve à être là à quelque part dans la première partie).

Autrement, ce à quoi je consacre mon temps depuis mon retour de Pologne, c’est à la préparation de notre DVD sur lequel ce retrouvera, entre autres, un clip sur Frontex, mais plein d’autres choses: c’est le tout nouveau magazine-vidéo d’AK-Kraak, ce collectif vidéo qui m’amène justement à me promener un peu partout. Contenu assez politique, des fois sous format sérieux, des fois drôle.

Exemples:

Un clip qui souligne les multiples efforts pour faire sortir la vérité sur les circonstances entourant la mort d’Oury Jalloh un réfugié provenant du Sierra Leone qui est mort dans sa cellule de prison à Dessau, brûlé vif. La première version de la police disait qu’il s’agissait d’un suicide, mais curieusement, le type était menotté aux mains et aux pieds lors de l’incendie.

Un documentaire sur une usine de vélos allemande qui été acheté par une grosse compagnie américaine puis relocalisée= perte d’emplois pour plus d’une centaine de personnes dans la région. Les employés ont décidé de squatter l’usine et ont repris la production de manière auto-gérée pour une courte période de temps. Strike Bike: c’est le nom de cette initiative.

Des documentaires qui ont été tourné en Sicile, un sur l’accueil des réfugiés sur l’île italienne de Lampedusa et un autre sur la curieuse façon de régler la crise du logement dans le sud de l’Italie: des familles entières vivent dans des containers en attendant que leur soit proposé des logements sociaux à prix modiques. Cette solution “temporaire” a été financée à gros prix par le gouvernement, main dans la main avec la mafia. Et un super vidéo amateur qui dévoile toute la vérité sur Berlusconi et les éruptions volcaniques. Explosif.

Bref, des trucs intéressants. Si vous me lisez et êtes dans le coin, passez voir ça au Lichtblick la semaine prochaine.

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J’ai voulu voir Hambourg, et j’ai vu Hambourg

Mardi, 3 juin, 2008 · 2 commentaires

Hé oui, mission accomplie dans ma liste de been there, done that: Hambourg.

Depuis le temps que je croisais des habitants de c’te ville qui me la vendaient avec des yeux brillants, voilà-tu-pas que j’ai enfin eu l’occasion de m’y rendre, le temps d’une saucette. Le prétexte: une fête chez un ami qui vit en plein coeur de la ville, dans le quartier St. Pauli. Pas trop loin de la célèbre Reeperbahn, le quartier red-light de Hambourg, pour un instant j’ai repensé à la rue Ste-Cath à Montréal, mais pas très longtemps parce que la Reeperbahn, c’est vraiment big, et à première vue un peu plus glamour que les quelques Supersexe qui trônent dans notre red-light montréalais. Il y a même une rue des bordels, réservée aux 18 ans et plus. Visiblement, Hambourg est une ville portuaire depuis plus longtemps que Montréal… Site officiel ici, incluant la toune classique de la Reeperbahn, qui, pour les touristes allemands, serait un peu l’équivalent du “ô, Champs-Élysées” de Joe Dassin qui nous poppe automatiquement dans la tête quand on visite l’avenue parisienne pour la première fois…

Ai aussi visité une des maisons de la Hafenstrasse, autre coin célèbre de Hambourg, une rue entière qui avait été squattée dans les années 80 – dans le temps il s’agissait d’un quartier peu désirable, coincé entre les bordels et le port de Hambourg. Aujourd’hui, c’est comme un quartier de coops d’habitation alternatives qui ont en réalité une location de luxe, avec vue sur le fleuve et en plein coeur du centre-ville.

C’est un peu un hasard, mais j’ai réussi, tout juste avant de partir, à rendre hommage à la boulette portant le nom de cette ville en arrêtant dans un petit resto de type fast-food, apparemment le meilleur à Hambourg selon mes guides, ça s’appelle Die kleine Pause (la petite pause), mais soyez avertis, le break n’est pas de tout repos: l’employée qui gère les pétates et les burgers, complètement surmenée, hurle le nom de chaque plat lorsqu’il est prêt en vous sommant, sur le même ton, de choisir entre le ketchup et la mayonnaise pour vos frites. Si vous avez le malheur de dire “wow, ça l’air bon, merci” ou de vaguement hésiter avant de dire un des deux choix de réponse, ça regarde mal pour vous. Et tous les clients d’essayer de faire dix fois plus de sourires et de petites blagues nulles, question de la détendre un peu, mais elle ne bronche pas de son personnage, non madame, c’est du sérieux le cheeseburger. Et dieu qu’ils sont bons. (J’ai pris le végéburger, en fait, capoté).

Ha. J’ai vérifié, à tout hasard, si c’t'endroit avait un site web, et oui, croyez-le ou non, il y a même une photo de cette dame qui manie la friteuse comme une déesse du cholestérol, repérez le petit orage à toupet rose, c’est elle, la Bine.

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