Il y a l’effet hiver. Et peut-être, aussi, le fait que je retourne bientôt à Montréal et ai une petite pensée nostalgique pour ces sessions hivernales du dimanche, entourée d’amis, un verre de rouge, du à manger qui sent bon sur le feu et une game de Settlers sur la table. Toujours est-il que l’envie de jouer à des jeux de société me reprend.
Je ne peux pas dire que je m’y connais beaucoup, dans le domaine. Heureusement, il y a justement des experts qui se consacrent à l’évaluation du bon jeu de l’année, le prix Spiel des Jahres, que ça s’appelle. Supposément que c’est gage de qualité.
Là, il y a quelqu’un dans la maison qui vient de recevoir Thurn & Taxis (apparemment l’Aventure postale en français), le jeu de l’année 2006. Thurn & Taxis, c’est le nom d’une famille princière allemande qui a fait sa fortune en établissant le réseau postal au 16e siècle. Dans le jeu, il faut se créer des routes postales dans les régions du sud de l’Allemagne. Bien fait, mérite certainement son prix, même si je n’y connais rien. Je joue.
Ça a l’avantage d’être pas mal plus simple que Settlers, qui avait aussi remporté le prix Spiel des Jahres en 1995. Ce jeu, je ne pourrais probablement pas encore le mener, même si j’y ai goûté moultes fois, et gagné à l’occasion, de surcroît. Mais même si c’est ben compliqué, j’espère retrouver les bonnes gens du fond d’un rang quekpart à Mont-Carmel-de-Kamouraska, et j’ose espérer que ces experts en colonisation un brin urbains auront la chance de me le réexpliquer, c’te jeu, tite-laine, un or, un livre, envouèye le robbeur par-là, qu’ont jouse encore une fois ensemble.
