Un gros “BIENVENUE!” cordial s’adressant tout particulièrement à vous tous qui tomberez sur mon blogue par hasard, genre parce que vous vous trouvez à avoir cherché “vie nocturne complètement débridée à Berlin” en vue de votre prochain séjour en ville. J’aime autant vous accueillir chaleureusement tout de suite en partant, puisque comme telle, cette entrée vous apparaîtra un peu décevante au niveau du carnet d’adresses que vous tentez de monter. Les nuits se font froides en ce novembre de grisaille et la nouvelle vieille trentenaire que je suis est presque devenue paresseuse. Je me suis donc permis un weekend de vie nocturne pas complètement délirante, bien au chaud. Mais lisez toujours, mes écrits sont en soi distrayants.
Heureusement, quand on n’a pas trop envie de sortir, ya toujours possibilité de se divertir via la technologie, les dvds, etc. Ce que j’ai fait. Je vous raconte tout ça, même si c’est anodin, parce qu’un des films que je me suis trouvée à voir met en vedette cette ville-vedette qu’est Berlin, et le film est pas mal en plus, alors même si vous n’obtiendrez pas les adresses des clubs les plus hots en ville, vous gagnerez au moins un titre à votre filmographie de films berlinois.
Nachtgestalten (1998), que ça s’appelle en allemand, Night Shapes en anglais et puis malheureusement, je ne sais pas s’il y a une version française. Réalisé par Andreas Dresen, un type que je ne connaissais pas, mais qui semble avoir gagné pas mal de prix avec ses films.
Trois paires de “figures de nuit” vivent une série de péripéties, le temps d’une nuit, justement celle où le Pape s’adonne à être à Berlin, où tous les miracles et les bouchons de circulation sont possibles, et où les bonnes-soeurs meublent le U-Bahn à la pelletée. Un couple d’itinérants tentent de se payer la traite en se louant une chambre d’hôtel mais c’pas facile; un agriculteur naïf cherche l’amour en compagnie d’une toute jeune prostituée junkie; un petit garçon angolais -un rôle pratiquement muet, l’acteur est excellent- fraîchement débarqué et laissé à lui-même dans l’aéroport se fait prendre en charge par un homme d’affaires au soupire récurrent. Ça joue entre le comique et le morbide, mais ça reste un film léger, un mélange d’atmosphères qui rappelle à la fois les chassés-croisés de Robert Altman et le ton ayant un “on-ne-sait-quoi-allemand” à la Wim Wenders. Et les images, vraiment belles.
Pour voir Berlin de nuit quand vous avez pas envie de sortir.

(Photo prise du film Nachtgestalten: au petit matin tout brûle…)

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